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 « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]

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Guerrière Modeste

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MessageSujet: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Ven 1 Aoû - 23:09

Arc-en-Ciel

La raison parle et le sentiment mord.
avec Chauve-Souris

Est-ce que la raison est plus forte que le sentiment ? Peut-on faire entendre raison à quelqu'un buté sur un de ses sentiments qui lui vient de loin ? Qui est encré en lui comme une épine enfoncée dans le cœur ? On peut toujours essayer de faire entendre raison. Cela fonctionne, cela ne fonctionne pas. Ce n'est pas faute de ne pas avoir essayé. A maintes reprises, qui sait si on ne peut pas finir par avoir raison sur le sentiment, sur le caractère et donc sur le moral. A-t-on raison de s'acharner ? Tout dépend du but à atteindre. Dans mon cas, j'ai de quoi m'acharner. Je dois m'acharner. Pour mon bien personnel, pour le sien et pour celui de tout le Clan de la Rivière. Si je ne parviens pas à le résonner, alors peut-être que si Étoile des Larmes disparaissait, peut-être que le Clan de la Rivière sera perdu. Et ça, je ne pourrais me le pardonner. Alors, je vais essayer, réessayer et encore réessayer jusqu'à parvenir à ce que je veux. J'aurais raison sur sa conscience et sur son satané caractère. Et dire que ce n'est pas entièrement sa faute.

Mes deux yeux bleus s'ouvrir sur la Tanière des Guerriers. Les rayons du Soleil, qui filtrait à travers le toit de roseaux non opaque, vinrent chatouiller mes pupilles qui à force de temps se rétractèrent pour devenir de fines fentes noires. Une fois accoutumée à cette lumière, un sourire naturel illumina mes lèvres. Mes yeux regardèrent tout autour de moi, sans que je ne bouge pour autant. Ainsi, je pus faire un rapide constat de qui était levé et qui ne l'était pas. Ainsi, je pouvais connaître l'heure approximative qu'il était, connaissant les habitudes de beaucoup et donc leurs heures de réveil. Je me rendis alors compte que je m'étais levée plus tard qu'à l'accoutumée. Ne rêvassant pas plus que cela, je me levai tout en souplesse et me dirigeai lentement et agilement vers la sortie, prenant garde de ne pas gêner les derniers Guerriers qui dormaient encore et donc pour ne s'attirer les foudres de personne. Une fois à l'extérieur, je fixai le ciel. La hauteur du Soleil confirmèrent mon retard au niveau de mon levé. J'aurais peut-être dû ne pas veiller autant hier. J'aurais été plus en forme et donc, je me serais levée avant. Mon regard redescendit pour scruter le Camp à la recherche de je ne sais quoi. Mes yeux se perdirent dans le vague et ma vue devint floue. Ainsi, je me concentrai sur ce que je voulais vraiment voir, l'aspect intérieur des choses et non pas que l'aspect extérieur ou autrement dit le physique. De cette manière, je pouvais voir des formes différentes et pourtant, il s'agissait de la même chose ou de la même personne.

Après quelques instants à regarder le Camp sur cette nouvelle forme, un grognement vint me sortir de ma torpeur. Ma vue redevint net et mes yeux se posèrent automatiquement sur le tas de gibier. Le grognement reprit et je sentis mon ventre bouger. Il demandait sa livre de chair fraîche. Machinalement, je me dirigeai vers le tas de proies. Une fois au-dessus, je n'eus que le choix. Il y avait des poissons de différent gabarit et mêmes quelques rongeurs. Après mur réflexion, je choisis un poisson ni trop gros, ni trop petit. En le mangeant, j'aurais le mérite de ne pas me goinfrer et j'aurais rassasier mon estomac. Je le saisis entre mes dents, prenant garde de ne pas l'écraser et me rendis dans un coin tranquille du Camp, baigné par le Soleil. Une fois sur place, je posai ma proie par terre, m'assis et me mis à dévorer le poisson tout en prenant un petit bain de Soleil. Une fois la chair de poisson entièrement dans mon estomac, celui-ci eut finit de pousser des grognements sourds et gênants.

Rassasiée et ragaillardie, je me demandais bien ce que Chauve-Souris avait prévu pour moi ce matin. Après tout, c'était lui le Lieutenant, c'était à lui de choisir où j'irais et avec qui. Décidée à aller lui rendre une petite visite afin de savoir, mes yeux firent le tour du Camp, en vint. Maugréant quand au fait de ne pas mettre levée plus tôt, je me dis que si je l'avais fait, j'aurais écouté la répartition des Guerriers en même temps que tout le monde. Je me levai, décidée à le trouver à n'importe quel prix. Je pris délicatement mes arrêtes et ce que je ne mangerai pas et allai m'en débarrasser rapidement. Une fois dépourvue de fardeau, j'étendis mes muscles et mes os de sorte à être opérationnelle. Puis, au lieu d'utiliser mon œil de lynx, je choisis de faire le tour à pied du Camp. Rien de ce côté. Rien de l'autre. Mais ? Il est où ? Ah ! Là ! Non loin du promontoire, je le vois en train de rêvasser, comme il le fait souvent. Un sourire orna mes lèvres. Mon âme d'enfant me disait de lui jouer un mauvais tour et de l'attaquer par derrière. Mon esprit de Guerrière me disait de l'aborder comme n'importe quel Guerrier le ferait. Ma sagesse l'emporta sur mes envies enfantines. Je m'approchai à une vitesse modéré de Chauve-Souris, sans masquer le bruit de mes pas. Je fais de sorte à lui faire face, je n'aime pas tourner le dos aux autres et je n'aime pas parler dans le dos des gens. Je préfère cent fois avoir quelqu'un en face de moi. Une fois non loin de lui, je le saluai et entamai d'une voix joyeuse et délicate :

« Bien le bonjour mon cher Chauve-Souris. J'espère que tu te portes bien. Dis-moi, qu'est-ce que je suis censée faire aujourd'hui ? »
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MessageSujet: Re: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Sam 2 Aoû - 22:15


















❝ La raison parle et le sentiment mord ❞

Don't be surprise




❝ Ce matin-là, dans le camp du Clan de la Rivière, un miracle se produisit : Chauve Souris se réveilla à l'aube, bien avant la plupart des guerriers. Vous vous demandez comment un tel événement a put se produire ? Eh ben, c'est plutôt simple en vérité … Lorsque le Lieutenant avait choisit l'emplacement de sa litière, il ne s'attendait pas à se retrouver coincer entre un guerrier qui ronflait comme un blaireau qui hiberne et un ancien qui semblait avoir des asticots dans sa litière tant il gigotait. En temps normal, le mâle noir parvenait toujours se trouver une place ailleurs mais cette nuit-là, il n'avait pas eu le choix que de dormir entre ces deux-là. Enfin dormir … un bien grand mot.

Il avait donc quitté la tanière des guerriers en bâillant sans cesse. Les félins déjà levés le regardait passer avec des yeux ronds, visiblement surprit de le voir ici si tôt. Chauve Souris ignora leurs mines ahuries et s'étira de tout son long, tentant tant bien que mal de chasser le sommeil de son esprit et de ses muscles ankylosés. Bon, maintenant qu'il était levé, autant s'occuper. Il discuta un peu avec la patrouille de l'aube qui s'apprêtait à partir, leur recommandant de renouveler le marquage et de garder l’œil bien ouvert : en cette belle période de chaleur, les ennemis pouvaient se cacher n'importe où.

Chauve Souris passa ainsi la matinée à exercer sa tâche de Lieutenant, ce qui en étonna plus d'un qui restèrent parfois bêtement devant lui, à se demander s'ils ne rêvaient pas. Le mâle noir ne releva néanmoins pas, vaquant à ses occupations comme si c'était une habitude, un train-train quotidien auquel il était habitué depuis toujours. Il ne poussa cependant pas le vice jusqu'à rejoindre une patrouille : il ne fallait pas lui en demander trop non plus. Sûrement irait-il plus tard. Pour le moment, tout ce dont il rêvait, c'était une petite sieste. Mais les félins ne cessaient d'affluer pour réclamer des tâches. Chauve Souris n'avait pas finit de bâiller.

L'heure tournait et la fin de la matinée se profila plus rapidement qu'il ne l'aurait crut. Désormais parfaitement réveillé, Chauve Souris ne ressentait plus cette envie irrépressible de dormir et se sentait d'attaque pour une petite partie de chasse. Non, je vous vois venir, il n'est pas malade. C'est juste qu'il a envie de montrer à son Clan qu'il n'est pas qu'un feignant complet et qu'il est capable d'assumer son rôle de Lieutenant à la perfection. Le lendemain, il sera sûrement redevenu le Chauve Souris que tout le monde critiquait. Mais demain est un autre jour.

▬ Bien le bonjour mon cher Chauve-Souris. J'espère que tu te portes bien. Dis-moi, qu'est-ce que je suis censée faire aujourd'hui ?

Chauve Souris reconnu immédiatement la voix de sa sœur, Arc-en-Ciel. Il pourrait d'ailleurs la reconnaître entre mille. Le mâle la dévisagea quelques instants, puis leva les yeux vers le ciel. Midi approchait, c'était étrange de constater qu'elle venait à peine de se réveiller. A croire qu'ils s'étaient échangés les rôles. Cependant, le Lieutenant savait que sa sœur travaillait très dur et qu'elle ne ménageait pas ses efforts. Elle voulait prouver à Coquillage Nacrée qu'elle avait toute les raisons d'être fière d'elle, mais la vieille reine semblait s'en ficher comme de sa première boule de mousse. Parfois, ça donnait beaucoup de peine à Chauve Souris.

Lui, il s'était fait au fait que sa mère ne l'aimait pas et ne cherchait pas le moins du monde à en connaître la raison. Si Coquillage Nacrée voulait le renier, soit. De toute façon, il n'avait pas besoin d'elle. Chauve Souris ne comprenait donc pas l'acharnement d'Arc-en-Ciel. Il savait qu'elle en souffrait, alors pourquoi ? Qu'est-ce que l'attention de leur mère à leur égard pourra-t-elle bien changer ? Ça n'empêchera pas le soleil de se lever, la pluie de tomber ou le vent de souffler. Chauve Souris n'avait pas besoin de sa mère. Ni de père d'ailleurs. Jamais il ne s'était demandé qui ça pourrait bien être : ça ne l'intéressait pas.

▬ Bonjour Arc-en-Cie. Tu te lèves bien tard, c'est étonnant. J'ai déjà organisé les patrouilles de la journée, mais nous pouvons aller chasser si tu veux. Au point où j'en suis …

Il soupira légèrement, regrettant cet emplacement de tanière maudit. Sûrement sa sœur allait-elle s'étonner de le voir partant pour aller chasser mais bon, après avoir vu tout le Clan s'en étonna, le Lieutenant n'en était pas à ça près. Ça ferait peut-être même plaisir à la guerrière tricolore : ce n'est pas tous les jours que son frangin accepte de travailler sans qu'elle ou Étoile des Larmes ne soient obligés de l'y forcer. D'ailleurs, le matou ébène n'avait pas encore croisé la meneuse … Tant mieux. Il n'imaginait même pas la tête qu'elle ferait en le voyant travailler ... ❞




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MessageSujet: Re: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Dim 10 Aoû - 21:45

Arc-en-Ciel

La raison parle et le sentiment mord.
avec Chauve-Souris

J'étais en train de fixer Chauve-Souris. J'attendais de lui qu'il me dise ce que je devais faire aujourd'hui. Malgré le fait que je me sois levée aussi "tard", je voulais faire quelque chose pour le reste de la journée. J'étais tout sauf une chatte aimant la passivité. Ce n'était pas comme cela que je montrerais à Coquillage Nacrée qu'elle devait être fière de moi. En même temps, elle était un peu longue à la détente, cela faisait maintenant une vingtaine de lunes que je me bouffais la vie à essayer de tout bien faire comme il le fallait, pour ne même pas avoir le droit à un regard, un sourire de sa part. Malgré cela, je ne perdais pas espoir. Peut-être qu'avec le temps, elle osera me regarder, elle osera regarder Chauve-Souris. Peut-être qu'elle osera nous regarder, nous ses enfants. Je l'espère. J'y crois du fond du cœur. Si elle en a un, elle le fera. En attendant, je ne pouvais faire qu'espérer qu'elle ouvre les yeux un jour. Je profitais de chaque moment passé en sa compagnie et en la compagnie de mes deux adorables demi-sœurs. Malgré mon irrépressible envie d'être proche d'elles, Coquillage Nacré trouve bons nombres d'excuses pour que je ne les approche pas de trop, pas trop longtemps et pas si souvent que cela.

Je reviens à moi. Je fais toujours face à mon frère. Mes yeux sont attirés par les siens. Je ne peux m'empêcher de le fixer intensément à chaque fois que je le vois. On est tellement différent et tellement semblable. On ne se ressemble pas physiquement ni même psychologiquement et pourtant, on s'entend bien et on est très proche. On a vécu exactement la même chose. L'abandon de notre mère, la disparition et le retour d'Étoile des Larmes... Et je suis sûre qu'on vivra encore bons nombres d'étapes de notre vie ensemble, l'un avec l'autre. Enfin, peut-être faudrait-il qu'il se réveille un peu. Il est sans arrêt en train de rêvasser et d'être apathique. Je n'aime pas ça. Je n'aime pas quand il est comme ça. Ce n'est peut-être pas correct ce que je dis, mais je préférais quand Étoiles des Larmes avait disparu, du moins, je préférais mon frère à ce moment-là, il faisait tout ce qu'il pouvait pour le Clan. Maintenant qu'elle est revenue, il est repartit et se trémousse de nouveau. Et pourtant, elle l'a choisit comme Lieutenant. Heureusement, Étoile des Larmes et moi-même sommes constamment derrière son dos pour le faire bouger. Il le faut. Pour le bien du Clan. Il ne faut que l'on pense que le Clan de la Rivière est faible. Pas du tout. Étant donné que celui qui penserait ça se fourvoierait. Ce n'était tout simplement pas la vérité. Et donc, si l'on voulait penser juste, on devait penser que le Clan de la Rivière était au plus haut de sa forme, et non le contraire. Il faut dire qu'avec un peu plus d'action de la part du Lieutenant, on aurait l'air encore plus fort. Mais soit. Passons.

« Bonjour Arc-en-Ciel. Tu te lèves bien tard, c'est étonnant. J'ai déjà organisé les patrouilles de la journée, mais nous pouvons aller chasser si tu veux. Au point où j'en suis… »

C'est si étonnant que cela ? Oui, bon c'est vrai. Je ne me suis pas levée très tôt, mais en même temps, je ne me suis pas couchée tôt non plus. Mais ça, il ne doit pas le savoir. Ainsi, il pouvait se méprendre et me prendre pour ce que je n'étais pas. Il pouvait me prendre pour un personnage feignant et nonchalant. Est-ce que je devais me justifier ? Je devrais, ce serait plus polie. Non ? Il fallait bien que je disculpe tous soupçons que Chauve-Souris pouvait avoir sur ma personne. On ne sait jamais, qu'il laisse sa langue fourcher et que Coquillage Nacré l'apprenne. Alors-là, toute ma vie à être exemplaire pour lui plaire serait fichue en l'air. Je ne voulais pas cela. Je ne voulais pas que ma mère et que mon frère pense que je suis une fainéante. Je n'ai pas besoin de tant de repos. Je n'ai pas un besoin crucial de toujours dormir. Je ne suis pas mon frère. Je ne suis pas Chauve-Souris. On est tous les deux de la même fratrie et pourtant, nous sommes si différents.

Tiens donc, comme je me l'attendais, il avait déjà organisé toutes les patrouilles. Est-ce qu'il l'a fait il y a longtemps ? Ce ne pouvait pas être possible. A tout les coups, il s'était levé depuis peu et avait vite fait de charger les Guerriers de faire telle ou telle chose. Mais bon, peu importe, aujourd'hui, je m'étais levée plus tard. J'étais en quelque sorte en tort. Et puis, au moins, il avait fait son travail. C'était bien. Quelque part, j'étais fière de lui. Qu'est-ce que j'avais entendu ? Il venait de me proposer de son plein gré d'aller chasser ? Il n'allait donc pas rester vautrer dans le Camp toute la journée ? C'était une bonne nouvelle. Mais qui avait réussi à le convaincre de bouger ? Se devait forcément être l'œuvre d'Étoile des Larmes. Je regardai à droite, puis à gauche. Rien. Je ne la voyais nulle part. Alors, peut-être n'était-ce pas elle ? Peut-être est-ce qu'il me l'avait proposé de plein gré ? Je me mis cette idée en tête. Peut-être qu'il était sur le point de changer. Si c'était le cas, je devais être fier de lui. Je devais lui monter à quel point j'étais heureuse de ce changement. Je devais lui montrer qu'il devait rester ainsi et ce pour tout le reste de sa vie. Ce serait tellement mieux pour lui et pour le Clan. Je lui souris et sans attendre, je lui répondis d'une voix toute douce et pleine de fierté :

« Vraiment ? Tu me proposes d'aller chasser en ta compagnie ? Cela fait bien longtemps que l'on n'y est pas allé tous les deux. C'est d'accord. Tu veux aller de quel côté ? Ah oui et je tenais à me justifier pour mon retard de lever. C'est que, j'ai tenu à tenir compagnie à Pelage d'Ambre hier, il montait la garde tout seul et je ne voulais pas le laisser comme ça. »

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MessageSujet: Re: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Ven 15 Aoû - 1:19


















❝ La raison parle et le sentiment mord ❞

Don't be surprise




❝ La surprise d'Arc-en-Ciel quant à sa proposition d'aller chasser n'étonna pas spécialement Chauve Souris. Il se doutait d'ailleurs qu'elle allait avoir une telle réaction, et c'était justifié. Mais le mâle noir n'avait pas spécialement envie de s'expliquer : pour une fois qu'il travaillait et qu'il était partant pour aller chasser, on n'allait pas le lui reprocher tout de même ? Certes les jours comme celui-ci étaient rares, mais il ne fallait pas en faire toute une montagne pour autant. Mieux fallait profiter de l'occasion, justement. Elle ne se représentera peut-être pas de sitôt. Parce qu'il ne faut pas rêver : le lendemain, le Chauve Souris que tout le monde connaît sera de retour …

Arc-en-Ciel se justifia également de son réveil tardif mais, intérieurement, le mâle au pelage corbeau se disait qu'elle n'avait pas à le faire. Après tout, elle travaillait beaucoup et avait le droit de s'accorder un peu de repos de temps en temps, c'était compréhensible et mérité. Jamais Chauve Souris lui en aurait voulu de toute manière. Il avait bien trop pitié pour elle pour lui en vouloir. Mais attention, ce n'était pas une pitié dans le sens populaire. En fait, le mâle noir regrettait qu'elle en fasse autant pour Coquillage Nacré. Arc-en-Ciel n'avait rien à lui prouver. Son frère ne comprenait pas cet acharnement, et sûrement ne le comprendra-t-il jamais.

Même si sa mère l'avait rejeté, ça ne l'avait pas empêché de faire sa vie. Certes, ça lui avait laissé quelques séquelles : pour lui, l'indifférence était quelque chose de normal, parce que Coquillage Nacré l'avait justement élevé dans cet état d'esprit. Elle s'était occupé de ses chatons jusqu'à ce que ces derniers soient sevrés puis les avait laissés, ne s'intéressant dès lors plus jamais à eux. Elle ne les avait pas préparé pour leur baptême d'apprenti, n'avait pas clamer leur nom à leur baptême de guerrier et n'avait même pas féliciter son fils alors qu'il avait été nommé Lieutenant. Alors à quoi bon faire des efforts pour elle alors que, de son côté, elle n'en faisait pas ?

▬ J'avais pensé à aller à la rivière. Si on ne trouve rien sur terre, on peut toujours se rabattre sur l'eau.

Sur ces mots, Chauve Souris se leva et se dirigea vers la sortie du camp. Pas besoin de vérifier si Arc-en-Ciel suivait : il sentait sa présence à ses côtés et son odeur si familière lui remplissait les narines. Ils n'avaient pas chassés ensembles depuis des lunes et même le Lieutenant se disait qu'un moment seul à seule avec sa sœur allait être des plus agréables. Après tout, ils n'avaient pas souvent l'occasion d'être ensemble – Chauve Souris passait bien trop de temps à dormir et Arc-en-Ciel à se démener. Il se sentait un peu coupable de se contenter du minimum alors que sa sœur en faisait toujours plus, mais ainsi étaient leurs caractères.

Ils sortirent donc du camp au petit trot et les soleils les accueillit immédiatement. La journée ne promettait pas d'être étouffante, ce qui était une bonne chose : quand la chaleur vous écrase, chasser devient un véritable calvaire. Heureusement, ils pouvaient toujours se rafraîchir dans la rivière si jamais la chaleur devenait trop oppressante, mais ils n'allaient apparemment pas avoir besoin d'en arriver jusque là. Tant que les nuages contenait le soleil, les deux félins du Clan de la Rivière n'avaient pas à redouter le soleil et ses rayons torrides. D'ailleurs, une petite brise serait presque la bienvenue.

Alors qu'il cheminait le long du torrent jusqu'à un coin très poissonneux, Chauve Souris réfléchissait aux motivations d'Arc-en-Ciel. Cherchait-elle la reconnaissance de Coquillage Nacré seulement pour rétablir un lien mère-fille ou y avait-il une autre raison derrière tout cela ? Le Lieutenant connaissait sa sœur, il savait qu'elle n'était pas ambitieuse et, qu'à l'égard d’Étoile des Larmes, elle était pacifiste et douce. Il ne pouvait donc y avoir de mauvaises attentions derrière ses actions …

▬ Dis-moi, Arc-en-ciel … Pourquoi t'acharnes-tu ? Pourquoi veux-tu tant que Coquillage Nacré te remarque ? Je ne comprends pas pourquoi tu continues à vouloir faire plaisir à une chatte qui nous a abandonné sans aucun remords.

Chauve Souris pouvait semblait dur dans ses propos, mais ce n'était ni plus ni plus que ce qu'il ressentait. Coquillage Nacré ne s'était pas révélée une mère exemplaire en traitant ses chatons de la sorte. Surtout que, désormais, elle chérissait sa nouvelle portée comme jamais elle ne l'avait fait avec Arc-en-Ciel et Chauve Souris. Ce dernier savait d'ailleurs que sa sœur essayait de se rapprocher un peu de sa demi-famille, mais cela ne semblait pas vraiment au goût de leur génitrice. C'était à se demander pour quelle raison Coquillage Nacré s'était montrée si désagréable et désintéressée à l'égard de sa première portée.





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MessageSujet: Re: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Mer 27 Aoû - 22:33

Arc-en-Ciel

La raison parle et le sentiment mord.
avec Chauve-Souris

Je suis tellement heureuse de voir que mon frère commence à prendre son rôle de Lieutenant au sérieux. Enfin ! Aujourd'hui, je n'avais pas été contrainte de le chasser de sa paillasse pour l'obliger à aller chasser ou à aller patrouiller. De bon gré, il m'avait proposé de partir chasser en sa compagnie. Que de bonnes choses. Je n'aurais donc peut-être pas la chance de m'énerver contre lui aujourd'hui. Peut-être qu'il se montrerait plus intelligent que dans ses mauvais jours, qui arrivent, un peu trop souvent à mon goût. Je souhaiterai le voir toujours comme il était aujourd'hui. Seulement, la situation tournait en sa faveur et non en la mienne. Pour une fois, j'étais celle à "blâmer" et lui celui à féliciter. Pour me faire pardonner de l'heure à laquelle je m'étais levée, je devais ramener pleins de proies, je devais redouble d'effort et ramener tout ce que je pouvais ramener, sans pour autant en ramener de trop pour ne pas gâcher la nourriture et donc la vie des petites créatures des bois et de la rivière que nous donnaient le Clan des Étoiles. Il ne fallait pas abuser des bonnes choses.

Je me perdis rapidement dans mes pensées. Je me mis à penser à ce que j'aurais pu faire ce matin, si je m'étais levée plus tôt. Je m'étais dit qu'au fond, je n'aurais pas dû tenir compagnie à la sentinelle du Camp, lui, après tout, avait été désigné pour remplir ce rôle, pas moi. Je m'en voulais un peu, mais en même temps, j'avais passé une bonne soirée en compagnie du matou et je lui avais permis de ne pas veiller seul et dans le silence. Où est-ce que Chauve-Souris avait voulu me caser ce matin ? Peut-être que j'avais raté la direction d'une patrouille ? Peut-être que je devais faire partit d'une expédition de chasse particulière ? Je ne sais pas. Je ne le saurais probablement jamais. A moins que je ne demande à Chauve-Souris. Mais à quoi bon ? A quoi bon penser à ce qui aurait pu arriver ? C'était trop tard maintenant. Je ne pouvais pas revenir en arrière, je ne pouvais pas contrôler le temps pour pouvoir me permettre de me lever tôt. Et même si j'avais eu ce pouvoir, je ne savais pas si j'avais réellement choisit de laisser seul mon compagnon nocturne. J'aurais peut-être, même sûrement, fait la même chose, la même "erreur" et je me serais peut-être levée un peu plus tôt, mais pas assez tôt non plus pour pouvoir entendre la distribution des tâches, je ne pensai pas.

« J'avais pensé à aller à la rivière. Si on ne trouve rien sur terre, on peut toujours se rabattre sur l'eau. »

Je n'eus pas le temps de lui dire que j'étais d'accord avec ce qu'il disait qu'il s'était déjà levé et me tournai déjà le dos. Quelle activité et énergie soudaine ! Si seulement il était toujours comme cela, le Clan de la Rivière gagnerait vraiment en force et en réputation et pas seulement le Clan, lui aussi. Sans plus réfléchir, je laissai mes pas me guider, mes pattes suivaient les siennes, mes cousinaient les endroits même qu'il avait frôlé quelques instants auparavant, laissant des traces nets sur son passage que je flouai dans mon déplacement. Je m'amusai quelque peu à l'imaginer toujours dans cet état. Cela ferait un drôle de changement. Et les félins qu'ils croiseraient écarquillaient certainement leurs yeux sur son passage. Qui sait, peut-être que Coquillage Nacré serait fier de lui ? Oh ! J'en serais tellement heureuse. Après tout, il doit mériter plus que moi sa fierté puisqu'il a reçu un rang plus élevé que le mien, bien que je me démène, plus que lui, au quotidien. Je serai tellement contente de lui s'il restait ainsi. Hors, je le savais que trop bien, ce qui advenait aujourd'hui ne serait s'en doute que passager, se devait être une envie soudaine de s'occuper un peu et d'aider son Clan par la même occasion, peut-être une preuve qu'il nous faisait à Étoile des Larmes et à moi, pour nous montrer qu'il peut être actif sans que l'on soit constamment derrière lui. Dans ce cas-là, ce serait franchement récompensant pour nous deux.

Je sortis du Camp à sa suite. Afin de pouvoir suivre le rythme qu'il avait mis en place, je me mis à trottiné. Il n'allait pas très vite si bien qu'en quelques secondes seulement, je l'eus rattrapée. Je m'étais alors placé à son côté et j'avais continué le chemin jusqu'à la Rivière comme cela. Que c'était bon de pouvoir courir comme cela, en toute liberté, dans l'étendue d'herbe qu'était notre territoire. Je sentais le soleil, de ses doux rayons, réchauffer mon pelage. Je sentais la température monter peu à peu, sans pour autant qu'elle vienne m'oppresser ou me gêner. Bientôt, j'arrivai à la suite de Chauve-Souris, que j'avais laissé reprendre les devants, sur les rives de la Rivière, notre chère Rivière qui nous nourrissait tous. Je la longeai, suivant de près, mon frère.

« Dis-moi, Arc-en-ciel … Pourquoi t'acharnes-tu ? Pourquoi veux-tu tant que Coquillage Nacré te remarque ? Je ne comprends pas pourquoi tu continues à vouloir faire plaisir à une chatte qui nous a abandonné sans aucun remords. »

Outch. Comment est-ce que j'allais pouvoir me justifier ? Ses propos sonnaient vrais. Il était bien vrai que Coquillage Nacrée nous avait abandonnée lâchement. C'est vrai que jamais elle ne s'était occupée de nous. Je sais qu'elle n'avait jamais prêté attention à mon frère ou à moi. Je le savais très bien. Et pourtant, j'espérais encore qu'elle change. Je l'espérais au même titre que lui change aussi. Je voulais que lui change, qu'elle change. Je voulais changer tout le monde. Était-ce un défaut que j'avais là ? Une sale manie ? Une envie irascible de vouloir tout ramener à ce que je crois normale et bien ? Oui, se devait-être cela. Je devais être trop idéaliste. Trop pour ce monde qui ne faisait que de me mettre des bâtons dans les pattes. Je voulais toujours changer quelque chose en quelqu'un. Chez tout le monde, je trouvais des défauts qui pouvaient changer avec du bon vouloir. Chez tout le monde, sauf chez moi. Je me trouvai parfaite ? Non. Pas du tout. Je n'étais pas narcissique. Je n'étais pas comme cela. Je n'étais pas la chatte parfaite à se croire supérieure à tout le monde. Non. Je n'étais pas ce genre de félin. Comment est-ce que je devais lui répondre ? Franchement ? Ou bien est-ce que je devais esquiver la question et passer à autre chose ? Est-ce que je ne devais pas le laisser réfléchir un peu ? Est-ce que je ne devais pas l'aider à développer son esprit de réflexion de la sorte ? Décidant que je pouvais lui avouer pourquoi est-ce que je faisais tout cela, j'ouvris ma gueule et dis d'une voix aussi douce que possible :

« Tu veux vraiment le savoir ? Eh bien, je vais te le dire. J'aimerais qu'elle change. Oui qu'elle change. Et j'espère qu'un jour, elle sera fière de moi, de nous. Je souhaite qu'elle nous reconnaisse comme ses enfants, parce que nous le sommes et nous avons autant le droit à son amour que Petite Candeur et Petite Loyauté. Nous sommes aussi ses enfants, bien qu'elle ne nous ait jamais aimés. Et puis j'espère aussi un jour savoir pourquoi est-ce qu'elle semble tant nous haïr. »

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MessageSujet: Re: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Jeu 28 Aoû - 22:12


















❝ La raison parle et le sentiment mord ❞

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❝ D'aussi loin qu'il s'en souvienne, Chauve Souris n'avait jamais ressenti la moindre affection pour sa mère. Cette dernière s'était contentée de les allaiter avant de les abandonner, comme si leurs avenirs ne la concernait pas, qu'elle n'avait agit qu'à l'instar d'une mère nourricière. Ses deux petits n'avaient jamais connu le véritable amour maternel, ni même paternel puisqu'ils ignoraient qui pouvait bien être leur père. La notion de « famille » se limitait donc à eux deux. Le frère et la sœur. Toujours seuls, sans repère. Bien sûr, Plume de Coton avait prit soin d'eux, mais elle avait ses propres petits à l'époque. Étoile des Larmes, Menthe Poivrée et Dent de Requin avaient beaucoup de chance …

Cependant, Chauve Souris ne souffrait pas de ce manque d'amour maternel. D'après Feuille de Chêne, le caractère de son ancien élève était due à ça, mais le concerné n'était pas d'accord. Certes, son indifférence quasiment quotidienne était sans rappeler le caractère de Coquillage Nacré et sa relation vis-à-vis de sa première portée, mais le lieutenant soutenait qu'il ne souffrait aucunement de ce manque d'attention et qu'il s'en fichait d'ailleurs pas mal. Peut-être qu'un père aurait tout changer, mais il n'en avait pas alors il devait faire avec. Chauve Souris n'avait jamais cherché à en savoir plus sur son géniteur, et ce n'est pas de Coquillage Nacré qu'il obtiendrait un jour la réponse.

Si Chauve Souris était resté totalement indifférent à cela, cela n'avait jamais été le cas d'Arc-en-Ciel. Depuis toujours, ce qu'elle recherchait, c'était l'attention de sa mère, une once d'amour de sa part. Un regard, un sourire, un mot. Mais rien. Coquillage Nacré les évitait comme le mal vert : ils n'avaient jamais patrouillé ensembles, ni chassé. Elle s'était toujours arrangé pour éviter cela. Et maintenant qu'elle était dans la pouponnière, elle était certaine que son propre fils ne pouvait pas la coller dans le même groupe qu'eux. De toute façon, elle trouverait toujours une excuse pour ne pas se retrouver confronté à ses enfants.

En agissant de cette façon, elle prouvait sa propre lâcheté. C'est ainsi que le matou ébène voyait la chose. Qu'avait-elle peur ? Après tout, ce n'est pas Chauve Souris qui allait essayer de lui tirer les vers du nez. Il se fichait pas mal de toute cette histoire. Arc-en-Ciel serait plus du genre à vouloir des réponses. Qui était leur père ? Pourquoi Coquillage Nacré les avait-elle abandonné ? Que s'était-il passé pour qu'elle se désintéresse de la sorte à sa première portée ? Pourquoi les éviter ? Pourquoi ne pas leur parler ? Pourquoi ne pas tenter de laisser tomber la barrières des secrets et des doutes pour enfin tout avouer ?

▬ Tu veux vraiment le savoir ? Eh bien, je vais te le dire. J'aimerais qu'elle change. Oui qu'elle change. Et j'espère qu'un jour, elle sera fière de moi, de nous. Je souhaite qu'elle nous reconnaisse comme ses enfants, parce que nous le sommes et nous avons autant le droit à son amour que Petite Candeur et Petite Loyauté. Nous sommes aussi ses enfants, bien qu'elle ne nous ait jamais aimés. Et puis j'espère aussi un jour savoir pourquoi est-ce qu'elle semble tant nous haïr.

Quelque part, la tirade d'Arc-en-Ciel fit beaucoup de mal à Chauve Souris. Il aimait beaucoup sa sœur et en voulait terriblement à Coquillage Nacré de la blesser de la sorte. La chatte tricolore ne méritait pas un tel traitement. Que sa mère ne l'aime pas lui car il ne faisait aucun effort, soit, il comprenait. Mais Arc-en-Ciel se donnait corps et âme pour son Clan, parfois jusqu'à l'épuisement, et pourquoi ? De l'indifférence, toujours de l'indifférence. Coquillage Nacré ne valait pas la peine que sa sœur se décarcasse pour elle. Elle devrait, au contraire, profiter pleinement de la vie et oublier cette chatte ingrate.

Petite Loyauté et Petite Candeur … Chauve Souris avait déjà vu ses demi-sœurs, assez souvent même. Ces dernières ignoraient leur lien de sang avec lui et Arc-en-Ciel, Coquillage Nacré n'ayant pas prit la peine de leur dire. Pourtant, elles méritaient de savoir. Petite Loyauté avait d'ailleurs quelques traits physiques identiques à Chauve Souris. Ce n'était qu'une question de temps avant que les petites n'apprennent tout. Néanmoins, il trouvait ça injuste pour Arc-en-Ciel : dès qu'elle essayait de s'approcher des petites, Coquillage Nacré se hâtait de les séparer.

De quoi avait-elle donc peur ? Que sa première fille avoue à ses petites dernières qu'elle n'avait jamais ressenti la moindre tendresse envers sa première portée ? Qu'elle était une mère irresponsable qui n'avait même pas sut assumer ses enfants ? Ça ne serait que la stricte vérité après tout. Coquillage Nacré craignait-elle se recevoir la vérité en plein visage ? Elle devait assumer ses actes, après tout. C'est elle qui avait décidé d'abandonner ses chatons, et ce n'était pas par ambition ou quoi que ce soit. C'était simplement un désintérêt total pour les deux chatons qu'elle avait mis au monde.

▬ Tu te décarcasses pour rien, Arc-en-Ciel. Elle ne changera jamais. Surtout qu'elle a deux bijoux désormais.

Il s'immobilisa alors. Ils étaient arrivés près de la rivière. Du moins, à une zone giboyeuse. Chauve Souris jeta un regard à l'eau et constata avec satisfaction le nombre de poissons qui y nageaient. Ça allait être une bonne pêche. De quoi nourrir quasiment tout le Clan. Avec un peu de chance, ils n'auraient pas besoin de traquer du gibier terrestre. Chauve Souris avait la flemme de courir après des mulots et des souris toute l'après-midi. Même s'il n'aimait pas forcément la pêche, au moins ça ne nécessitait pas l’entièreté de son corps. Et rien que pour cela, ça méritait qu'il se mouille une patte.

Le lieutenant s'approcha de l'eau et s'installa sur une pierre qui offrait une poste d'observation idéal. Ils voyaient les poissons qui filaient sous son regard ambré, inconscients du chasseur qui les guettait. Néanmoins, plutôt qu'y plonger la patte, Chauve Souris y plongea le regard. Il réfléchissait encore aux paroles de sa sœur. Pour quel raison Coquillage Nacré les avait-elle renié de la sorte ? Quel était le fin mot de toute cette histoire ? Le saurait-il seulement un jour ? Le lieutenant noir poussa un long soupir. Il ne savait définitivement plus quoi penser.

▬ Je doute qu'elle nous ai aimé un jour. Nous a-t-elle seulement désiré ?

Maintenant qu'ils avaient abordés ce sujet, Chauve Souris s'en trouvait torturer. Il regrettait presque d'avoir ouvert la discussion sur cela. En temps normal, sa mère ne l'intéresse pas et tout le reste ne lui fait ni chaud ni froid. Mais voir Arc-en-Ciel ainsi avait provoqué en déclic en lui. Désormais, il se posait des questions concernant l'origine de leur naissance, à sa sœur et lui. Était-il arrivé quelque chose à Coquillage Nacré pour qu'elle ne témoigne aucune affection à ses enfants ? Était-ce en rapport avec leur père, qu'ils n'avaient jamais connu ? ❞



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MessageSujet: Re: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Sam 13 Sep - 17:42

Arc-en-Ciel

La raison parle et le sentiment mord.
avec Chauve-Souris

Les larmes étaient montées en même temps que les mots. Chacun des deux avait suivi un chemin différent, les larmes venaient par les yeux, tandis que les mots venaient de la gorge, mais quelque chose les réunissaient. Tous deux étaient parvenus à l'extérieur, les mots sortant de ma gueule et les larmes de mes yeux. Pourquoi tant d'émotivité ? Je ne sais pas. Je n'étais pourtant pas spécialement sentimentale ou tant sensible que cela en règle générale. J'espérai avoir réussi à faire comprendre à Chauve-Souris ce que je voulais lui dire réellement. Bien que mon message ne fusse pas coder, le Guerrier noir semblait parfois ne pas comprendre mes mots. Un exemple simple et concret, lorsque je lui demandais de faire des efforts. Des efforts pour lui, pour moi, pour nous, pour le Clan et aussi pour Coquillage Nacré. Peut-être que c'était ce qu'elle attendait de moi. Peut-être est-ce qu'elle attendait que je change mon frangin pour qu'elle me fasse enfin confiance ? Pour qu'elle me donne l'amour qu'une mère porte à sa fille. Pourquoi ? Pourquoi diable est-ce qu'elle semblait n'éprouver que de la haine, du mépris, en nous voyant ? Moi, quand je la voyais, je lui lançai plutôt des regards d'incompréhension, et pourtant, une once d'amour ressortait de cette œillade. Peut-être est-ce qu'elle ne m'aimerait jamais ? Peut-être que je ne suis pas à son goût. Mon physique peut-être ? Je me trouvais plutôt banale. Alors, peut-être que ce problème résidait dans mon caractère, ma façon de penser ? Peut-être parce que j'étais trop naïve ?

Comment pouvais-le savoir ? Devais-je vivre dans cette ignorance toute ma vie ? Dans l'ignorance de savoir qui j'étais, pourquoi est-ce qu'on ne m'aimait pas. C'était peut-être parce que j'étais différente qu'elle ne m'aimait pas ? Peut-être parce que je n'étais pas semblable à elle. Ou bien... C'était peut-être à cause de notre père ? Je ne l'ai jamais connu. Jamais personne en s'était présenté à moi, en s'annonçant être mon père. Personne au sein du Clan de la Rivière ne semblait l'être d'ailleurs. Était-il encore en vie ? Avait-il rejoins nos ancêtres ? Je ne le savais pas. Je ne pouvais pas le savoir. La seule qui semblait, j'en étais même sûre, détenir la clé de ce mystère n'était autre que Coquillage Nacré. Après tout, c'était elle qui m'avait eu. Il avait donc fallu qu'elle rencontre quelqu'un et qu'il soit assez proche pour décider d'avoir des petits. Et si nous n'étions pas désiré ? Et si c'était pour cela qu'elle nous rejetait ? Les solutions pouvaient être nombreuses, le nombre inimaginable et complètement fous de choses que l'on pourrait penser à ce sujet. La vérité ne serait pourtant pas dévoilée de si tôt.

« Tu te décarcasses pour rien, Arc-en-Ciel. Elle ne changera jamais. Surtout qu'elle a deux bijoux désormais. »

Je n'étais, à présent, plus concentrée sur ma marche laborieuse, mais sur les mots qui sortaient de la gueule de Chauve-Souris et sur mes pensées morbides. J'eus à la peine le temps de virer à droite, lorsque le Lieutenant s'arrêta, afin de ne pas lui rentrer dedans. Me demandant pourquoi il s'était arrêté, je relevai la tête et quittai mes pensées pour le monde environnant. Ainsi, je pus voir qu'il m'avait mener au lieu-dit où il avait prévu chasser en ma compagnie. Je le vis jeter un regard plein de satisfaction en direction de l'eau. Je suivi le prolongement imaginaire de celui-ci et mes yeux se perdirent dans l'étendue d'eau et sur les poissons. Je devais bien être de médiocre compagnie, du moins, le tournant que prenais cette soi-disant partie de chasse ou de pêche, me déplaisait. Je n'aimais pas beaucoup parler de ces choses-là. Surtout que Chauve-Souris semblait ce ficher royalement d'avoir ou non l'amour de Coquillage Nacré. Au fond, c'était peut-être à cause d'un manque d'amour qu'il était devenu si in intéressé par ce qui l'entoure. Pourtant, moi j'avais toujours été gentille et douce, avec lui comme avec tout le monde et l'on venait de la même portée et l'on avait eu la même éducation ratée. Et pourtant, nos destinations morales étaient loin d'être semblables. Il faut croire que d'une certaine façon, l'absence d'amour avait davantage atteint Chauve-Souris que moi.

Je vis mon frère s'approcher de la Rivière. Je compris donc son intention de pêcher. Il avait pourtant dit qu'on irait chasser. Peut-être avait-il changé d'avis parce qu'il trouvait la pêche moins fatigante et plus relaxante que la chasse. Il faut dire que lorsque l'on se lançait dans une partie de chasse, il y avait de forte chance pour que ce soit plus difficile et que la distance parcourue, au totale, soit plus longue. Or, dans la rivière, tous les poissons filaient dans le même sens et l'on pouvait parfaitement les attendre à un endroit sans même bouger d'une moustache. Je vis mon frangin s'installer sur une pierre plate et se mettre à fixer les fonds marins, sûrement à la recherche de poissons. Je me rapprochai également du liquide incolore et m'assis non loin de lui, un peu en amont. Mes yeux plongèrent dans l'eau et au lieu de me concentrer sur ceux-ci, je me remis à penser. Je me remis à penser à ce qu'avait dit Chauve-Souris quelques temps auparavant. Il ne pensait donc pas comme moi. Il pensait qu'elle ne pourrait jamais changer. Dommage. J'aurais pu le rallier à ma cause, peut-être qu'avec lui à mes côtés, elle aurait fait des efforts pour nous aimer et lui, s'il avait rallié ma cause, il aurait fait des efforts pour changer, devenir un meilleur Guerrier, un meilleur Lieutenant ne serait-ce que pour le Clan ou pour lui-même. J'aurais fait d'une pierre deux coups. Bien que ces désirs, ces pseudo-quêtes semblaient impossibles, je m'y lançai à corps perdu. De toutes mes forces, de tout mon cœur, je me battais pour que tout soit parfait. Je me battais pour que mon Clan soit le plus fort, je me battais pour que Chauve-Souris devienne un bon Guerrier, je me battais pour avoir l'amour de Coquillage Nacré et je me battais pour que mes demi-sœurs me connaissent. Autant de nobles batailles qui semblent pourtant perdues d'avance.

« Je doute qu'elle nous ait aimés un jour. Nous a-t-elle seulement désiré ? »

Les mots qui venaient de sortir de la gueule de Chauve-Souris me ramenèrent sur Terre. Ces derniers résonnèrent néanmoins dans mon esprit brouillé par tant de choses contradictoires. Quelque part, je pensais qu'elle nous avait au moins une fois aimé, d'autre part, je pensais que cela n'avait jamais été le cas. La vérité ? Personne ne la connaissait, mis à part elle. Moi, je n'étais pas capable de lire dans les esprits, et surtout pas dans le sien. En la voyant, je me disais qu'elle ne m'aimait tout simplement pas. Dans le passé ? Je ne savais pas. J'étais trop petite pour comprendre les œillades de ma chère mère et mes souvenirs ne me permettait pas de déchiffrer ses sentiments. J'en avais tellement peu d'elle. La dernière question qu'avait posée Chauve-Souris résonna dans mon esprit. Si bien qu'elle finisse par atteindre le centre de mes pensées et à en écarter les autres. Est-ce qu'elle nous avait voulu ? Est-ce que notre naissance avait été préméditée ou non ? Je ne le savais pas moi-même. Je pouvais penser que "oui". On ne peut pas ne pas être consentante à avoir des enfants. Après tout, elle avait bien dut entretenir une relation avec un matou pour nous avoir et donc, elle avait été consentante à notre naissance. Mais après ? Peut-être qu'à notre naissance, elle a été déçue de voir ce à quoi nous ressemblions. Peut-être était-ce à cause de cela qu'elle ne nous a jamais aimés. Ne sachant pas vraiment quoi répondre, je ne choisis pas mes mots et laissai mon cœur parler :

« Je ne sais pas Chauve-Souris. Comment est-ce que je le saurais ? Tu sais très bien que nous n'avons jamais eu l'occasion de lui parler et je pense qu'elle ne l'a jamais vraiment voulu. Tu sais, quelque part, ne pas savoir d'où nous venons réellement me tracasse. »
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MessageSujet: Re: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Lun 15 Sep - 8:34


















❝ La raison parle et le sentiment mord ❞

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❝ En temps normal, Chauve Souris n'est pas le genre de chat à se torturer l'esprit de questions auxquelles il n'avait pas la moindre réponse. Il se contenta d'accueillir les choses dès qu'elles venaient à lui et de les trier quand nécessaire. Quand il avait besoin de savoir quelque chose, il attendait tranquillement que les informations arrivent jusqu'à lui, sans jamais mener d'enquête. La vérité vient à celui qui mérite de l'entendre. Ainsi, le chat noir ne forçait-il pas cette mécanique, patientant jusqu'au moment où tout lui sera dévoilé, en temps et en heure.

Cependant, l'identité de son père, il l'ignorait toujours. Tout comme la raison qui avait fait que Coquillage Nacré renie Arc-en-Ciel et lui. Jamais personne ne s'était présenté à eux comme étant leur père, aucun guerrier ne leur avait fait mention d'un matou tombé au champ d'honneur ou emporté par la maladie. C'était comme s'ils venaient de nul part, qu'ils étaient arrivés au Clan de la Rivière un beau matin sans que l'on cherche leur origine. Certes, ils savaient que Coquillage Nacré les avait fait, mais que savaient-ils d'autre à part cela ?

Chaton, Chauve Souris ne s'était jamais demandé le pourquoi du comment. Il fréquentait Petit Larme, Petite Menthe et Petit Requin – aujourd'hui Étoile des Larmes, Menthe Poivrée et Dent de Requin – qui n'étaient élevés que part leur mère, aucune trace d'un père non plus. Donc, aux yeux du jeune Petit Corbeau de l'époque, la question du géniteur ne se posait pas. Coquillage Nacré comme Plume de Coton n'avaient jamais abordé ce sujet avec leurs enfants respectifs. Comme s'il s'agissait de quelque chose de tabou, dont il n'était pas autorisé d'en parler.

Néanmoins, maintenant qu'il était adulte, Chauve Souris avait besoin de savoir qui était son père. Et Arc-en-Ciel aussi. Parce qu'ils avaient besoin de savoir d'où ils venaient. Qui ils étaient. Et surtout, pourquoi Coquillage Nacré ne les aimait pas. Pourquoi cette indifférence, ce refus de les reconnaître comme ses enfants ? Ils n'étaient pas responsables de cela, ils étaient à l'époque trop jeunes pour avoir pu faire le moindre faux pas. Cela remontait donc à avant leur naissance, ou pendant leur petite enfance, avant qu'ils n'atteignent leur deux lunes.

Le lieutenant noir avait beau se creuser les méninges, il savait que Coquillage Nacré était la seule à pouvoir les éclairer, la seule à détenir la clé de ce coffre aux secrets. Mais comment pourrait-il obtenir des réponses de la part d'une chatte qui ne voulait déjà pas lui adresser ne serait-ce qu'un salut ? Ce serait comme parler à un mur, à un mur de béton qui resterait droit et stoïque qu'importe nos efforts. Et Chauve Souris ne voulait pas perdre son temps et son énergie à essayer de lui arracher la moindre bribe d'information.

▬ Je ne sais pas Chauve-Souris. Comment est-ce que je le saurais ? Tu sais très bien que nous n'avons jamais eu l'occasion de lui parler et je pense qu'elle ne l'a jamais vraiment voulu. Tu sais, quelque part, ne pas savoir d'où nous venons réellement me tracasse.

Ils étaient sur la même longueur d'onde. Le secret brumeux qui entourait leurs origines les rendaient mal à l'aise, voir même perdu. Comment pouvaient-ils clamer être de loyaux et purs membres du Clan de la Rivière s'ils ignoraient véritablement qui ils étaient ? Bien sûr, jamais personne n'avait sous-entendu que leurs origines pouvaient être souillées. Jamais personne n'avaient doutés de leur loyauté – ils s'interrogeaient seulement sur l'efficacité de Chauve Souris en tant que guerrier et Lieutenant, ce qui ne datait pas d'hier.

Chauve Souris soupira : leur discussion tournait en rond. A chaque fois, la boucle se refermait sur le même problème : leur père. Or, tant qu'ils ignoraient qui il était, aucune de leurs nombreuses questions trouvera de réponses. Alors rien ne servait de se torturer, il se peut qu'ils n'apprennent jamais l'identité de leur géniteur, Coquillage Nacré ferait sûrement son possible pour emmener ce secret avec elle dans sa tombe et parmi le Clan des Étoiles. Seul l'avenir pouvait promettre des réponses aux deux guerriers.

Coulant un regard vers Arc-en-Ciel, le noiraud perçu son abattement. Elle devait se demander si sa lutte était vaine ou non. La meilleure solution pour qu'ils oublient ça, c'était de se concentrer sur autre chose. Il le fallait après tout, broyer du noir ne leur apporterait rien. Mieux fallait-il ramener du gibier au camp que des sombres pensées. Ainsi, Chauve Souris leva la patte droite et attendit l'occasion de la plonger dans l'eau. Lorsqu'elle se présenta, le chat ébène ne perdit pas une seconde : ses griffes tapèrent le liquide froide et se plantèrent dans la chair d'un poisson, qu'il balança sur la rive.

Assommé, le poisson resta immobile le temps que le chat noir ne l'achève. Pour ne pas que l'animal ne pourrisse sous cette chaleur torride, Chauve Souris attrapa sa proie dans sa gueule et sa mit à l'ombre, tout près de lui. Il avait déjà fait la bêtise de laisser sa prise trop longtemps au soleil, il ne voulait pas recommencer. Déjà que la pêche en elle-même était un calvaire … Revenant sur sa pierre, il observa Arc-en-Ciel, se demandant sur le coup si elle était encore dans ses pensées ou si elle observait un poisson sous ses pattes.

▬ N'y pense plus, Arc-en-Ciel. Le temps est à la pêche, pas aux sombres pensées.

C'était plutôt inhabituel de sa part de dire des choses pareilles mais il sentait que sa sœur avait besoin de s'aérer l'esprit et de penser à autre chose. Même si toute cette histoire avait de quoi les perturber, ils avaient un Clan à nourrir. Et même si le noiraud rêvait d'aller dormir dans un coin à l'ombre, il avait promit qu'il ferait des efforts ce jour-là histoire de prouver à sa sœur et à son Clan qu'il n'était pas qu'une boule de poils feignante. Même si c'était ce qu'il était la plupart du temps, il faut bien l'avouer.

Reprenant sa position – que Feuille de Chêne lui avait apprise lorsqu'il était apprenti – Chauve Souris plongea son regard ambré dans l'eau calme, ses pupilles suivant les mouvements des poissons qui, alarmés par son premier coup de patte, commençaient à se calmer, prenant les deux chats assit sur sa rive pour des éléments naturels, ne se doutant ainsi plus du danger qui les guettait encore, patient et professionnel. ❞



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MessageSujet: Re: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Sam 18 Oct - 17:52

Arc-en-Ciel

La raison parle et le sentiment mord.
avec Chauve-Souris

Mon cœur avait parlé sans que pour autant je n'ai eu le droit à mon mot. Pour autant, c'est moi qui semblait contrôler mes émotions. Néanmoins, ce n'était pas toujours le cas. Je me sentais à présent submerger par les sentiments, ils me contrôlaient, faisaient de moi leurs marionnettes. Je n'étais que cela. Un pantin qu'ils agitaient à leur convenance. Un pantin qui se devaient de suivre les envies de ses émotions, leurs humeurs maussades ou non. Je ne pouvais lutter. Du moins, toute lutte était inutile. J'avais beau enfermé cette douleur, ce rejet, ces sentiments, ces illusions, un jour, il fallait qu'ils ressortent, je le savais, je l'avais toujours su. Je ne pouvais pas tout garder pour moi. Je devais aussi me libérer du poids qui encombre mon être et mon corps. Je ne pouvais pas garder éternellement ma conscience polluée ainsi. Je devais me libérer. Je devais lâcher toutes ces idées, les extirper de mes pensées pour ne plus qu'elle m'encombre inutilement et m'afflige leur poids. C'est-ce que je commençais à faire. En parlant ainsi avec mon frère, j'enlevais déjà un poids certain de mon esprit. Mes épaules s'étaient allégées, mon âme également. Mon cœur semblait moins douloureux, certains sentiments s'étaient enfuis. Ils avaient lâché prises, ils étaient partis, comme arrachés par une brise puissante.

Un soulagement ? Plus je dirais. Une sorte de libération. J'étais libérée d'un poids. J'avais fait le premier pas vers mon frère en lui dévoilant mes sentiments, bien que je n'eusse pas l'habitude de les cacher. Le problème, c'est Coquillage Nacré. Elle est si repoussante. Pourtant, je fais de mon mieux pour elle. Je fais de mon mieux pour qu'elle soit fière de moi. Elle devrait l'être d'avoir des enfants comme Chauve-Souris et moi. C'est vrai que de son côté le bicolore ne fait pas grand-chose, mais il est tout de même devenu Lieutenante. Je crois qu'elle ne l'a même pas félicité lorsqu'il a été choisi. Disons que j'avais la joie d'une sœur et d'une mère pour mon frère et aussi la fierté qui l'accompagnait. J'étais fière de mon frère comme une mère pouvait l'être. Disons que j'avais la fierté que Coquillage Nacré devait avoir. Moi, je travaillais d'arrache pattes pour le Clan. Tous les jours, je me levais à l'aube pour participer à la patrouille, j'allai ensuite chasser pendant presque toute la journée pour revenir le soir, ou même avant, chargé de poids et tant que l'on ne me disait de mettre le frein, je ne le faisais pas. Je rentrais souvent lessivée et de la sorte, je n'avais aucune peine à trouver le sommeil. Tous les jours, le sommeil se faisait ressentir de plus en plus dans mes membres. J'étais de plus en plus fatiguée certes, mais la détermination et l'efficacité étaient toujours là. Jamais au grand jamais, je ne m'étais accordé de repos. Pas un seul jour j'étais restée dans la tanière des Guerriers en me prétendant trop fatiguée ou bien que j'en eusse fait assez pour le Clan la veille ou que sais-je encore. Je donnais tout à mon Clan. Pour qu'un jour, ma mère, Coquillage Nacré soit fière de moi. Est-ce que c'était vain que de penser qu'elle le pouvait ?

« N'y pense plus, Arc-en-Ciel. Le temps est à la pêche, pas aux sombres pensées. »

Je l'avoue, j'étais perdue dans mes pensées. Ce furent les mots prononcés par mon frangin qui me ramenèrent à la raison. Ainsi, mon esprit entre de nouveau dans mon corps, comme s'il l'avait quitté pour que je réfléchisse plus aisément et ma vue se fit de plus en plus nette. Enfin, je retrouvais mes facultés de félins, mon corps, mais aussi mes ennuis, mes souvenirs et la lourdeur de ces derniers. Je coulai un regard à mon frangin. Ce dernier revint s'asseoir sur la rive. Pourquoi l'avait-il quitté ? Je tournai rapidement la tête dans la direction d'où il venait et remarquai un peu plus loin un poisson au corps argenté. Malgré le poids énorme sur ma conscience, je retrouvai le sourire. Voir que mon frère faisait de tels efforts me réchauffait le cœur. Peut-être qu'il venait de prendre conscience que s'il faisait des efforts, Coquillage Nacré, allaient peut-être enfin nous remarquer ? J'en doutais fortement après notre discussion accusant la femelle d'être incapable d'aimer et de ne pas nous avoir réellement voulut. Néanmoins, penser ainsi me réchauffait le cœur. Enfin, mon esprit se vidait peu à peu. Ma mauvaise humeur sortie de ma tête et laissa place à un sourire radieux sur mes lèvres et tout ce qui l'accompagnait.

« Tu as raison Chauve Souris. Pêchons pour notre Clan. »

D'une fraction de seconde à l'autre, tous les questionnements qui étaient dans ma tête s'enfuir et laissèrent place à mon envie insatiable de pêcher pour mon Clan. La pêche était une des choses que je préférais. J'aimais réellement cette activité et comme j'aidais mon Clan, c'était encore mieux. Je faisais d'une pierre deux coups. Me rapprochant encore davantage de l'eau, je laissai mes yeux virer sur l'eau légèrement agitée. Ainsi, j'observai l'eau de fond en comble, à la recherche d'éventuels gros poissons. Je voulais en ramener suffisamment et des plutôt gros. On était toujours mieux vu quand on ramenait une grosse proie. Et l'idée de me mettre en une sorte de compétition avec Chauve Souris me plaisait. J'allais ainsi pouvoir évaluer sa motivation pour me faire plaisir et pour prouver qu'il n'était pas un fainéant. Je me concentrai sur ce que je faisais. Mes yeux fixaient intensément devant moi, l'espace étant accessible à mes pattes. D'un mouvement d'épaules, je détendis mes membres. Tout autour de moi devint calme, mon esprit sembla s'apaiser et un cours instant, je me voyais poisson, en train de nager dans la grise rivière. Puis d'un coup de patte vif, je sortis un beau poisson de taille modeste de l'eau. Il reçut un coup de patte plutôt violent qui le ramena sur la berge. D'un coup de patte bien placé, j'achevais l'animal qui gigotait en vain sur l'herbe. Et me levant, j'allai déposer ma proie à côté de celle de Chauve Souris et je repris ma place afin de pêcher de nouveau et un plus gros poisson, je l'espérais.
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MessageSujet: Re: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Lun 3 Nov - 15:39


















❝ La raison parle et le sentiment mord ❞

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❝ D'aussi loin qu'il s'en souvienne, Chauve Souris n'avait jamais réalisé quoi que ce soit dans le but d'épater ou de gagner la sympathie de quelqu'un. Il agissait très souvent par intérêt personnel, ce que de nombreux chats n'appréciaient vraiment pas. Si le noiraud se levait plus tôt parfois, ce n'est pas par volonté de bien faire, mais simplement parce qu'il ne parvenait plus à trouver le sommeil. S'il allait chasser, ce n'est pas pour apporter sa contribution mais seulement pour se garantir qu'il aura quelque chose sous la dent ce soir. Lui d'abord les autres après, c'est ainsi qu'il pense la plupart du temps.

Néanmoins, il lui arrive également d'agir pour les autres. Malgré ce que certains veulent bien croire, Chauve Souris n'est pas un asocial égoïste, il a seulement prit pour exemple sa mère, quand bien même elle n'était pas un modèle de perfection. Coquillage Nacré l'avait certes renié à sa naissance, un chaton restait dépendant de sa mère pendant plus de deux lunes, et ce laps de temps suffit pour que le jeune Chauve Souris de l'époque prenne le réflexe de prendre les actions de sa mère pour normales. La chatte blanche avait certes quitter la pouponnière assez tôt, elle restait néanmoins souvent à porter du regard de son fils.

Et bien que le chaton eut tôt fait de comprendre que sa mère ne l'aimerait jamais, la nature avait voulu qu'il calque son comportement sur le sien. Et une fois les mauvaises habitudes prisent, il n'était pas aisé de s'en débarrasser. Les autres reines eurent beau tentées de reprendre son éducation, elles rencontrèrent un mur qui les découragea rapidement. Ainsi, Chauve Souris grandit dans la croyance qu'il fallait conforter sa petite personne avant toute chose si l'on voulait demeurer fort et en bonne santé. Même si son apprentissage d'apprenti lui fit comprendre que ce n'était pas la bonne solution, cette croyante était ancrée en lui, impossible d'en faire abstraction.

Arc-en-Ciel se trompait donc lourdement en croyant que Chauve Souris agissait dans l'infime espoir de gagner l'amour de leur mère. Heureusement d'ailleurs que la chatte ne lui en avait pas parlé, car le noiraud aurait sûrement vu rouge. A ses yeux, Coquillage Nacré ne valait pas mieux que n'importe quel autre chat. Il continuerait à servir sa petite personne et prêter assistance aux autres quand son humeur le voudra bien. Si même Arc-en-Ciel et Étoile des Larmes n'étaient pas des raisons suffisantes pour le rendre responsable, alors Coquillage Nacré était bien le cadet de ses soucis.

▬ Tu as raison Chauve Souris. Pêchons pour notre Clan.

Chauve Souris hocha doucement la tête et, comme sa sœur, dirigea son regard vers l'eau clair. Même s'il n'aimait pas spécialement la pêche, la pratiquer avec Arc-en-Ciel avait quelque chose d'apaisant. Il savait que, malgré tout ce qu'il faisait – enfin, surtout ce qu'il ne faisait pas – la femelle tricolore serait toujours là pour lui, quoi qu'il advienne. Comme lui serait toujours là pour elle, qu'il vente ou qu'il pleuve. Arc-en-Ciel était sa seule famille, il la chérissait plus que tout au monde. Il serait même prêt à mourir pour elle. Et autant de dévotion, Chauve Souris n'en vouait pas à tout le monde.

Il senti sa sœur se détendre près de lui alors que, l'un comme l'autre, ils attendaient patiemment qu'un poisson file sous leur museau. Chauve Souris en avisa un mais l'instant d'après, il frétillait déjà sur la rive, Arc-en-Ciel s'empressant d'aller l'achever. Le noiraud savait que sa sœur adorait la pêche, elle était d'ailleurs très douée dans ce domaine. C'était même à se demander en quoi la femelle n'excellait pas … Puisqu'elle était du genre touche-à-tout, elle s'était forgée des expériences dans plusieurs domaines au point de devenir réellement polyvalente.

Néanmoins, à se surcharger elle-même de travail, Arc-en-Ciel allait finir par tomber de fatigue. Chauve Souris la trouvait déjà un peu moins vigousse que d'habitude. Avec la mauvaise saison qui approchait, la chatte devait vraiment se ménager au risque de tomber malade. Or le noiraud ne tenait vraiment pas à ce qu'elle attrape le mal vert ou quoi que ce soit d'autre. Il allait d'abord faire en sorte de la ménager un peu – l'assigner à davantage de repos et à moins de patrouille. Il pourrait profiter de son statut de Lieutenant pour lui imposer cela. Chauve Souris tenait beaucoup trop à sa sœur pour qu'elle ne risque quoi que ce soit. Il sorti un poisson de l'eau et l'acheva avant de s'adresser à la chatte en ces termes :

▬ Tu sais Arc-en-Ciel, tu devrais vraiment te ménager. Je te sens fatiguée, et le fait que tu te sois levé si tard est la preuve que ce que j'avance est vrai. Tu ne devrais pas te surmener et te reposer davantage. Et s'il faut que je te prive de patrouille, je le ferais.

Sa voix trahissait son inquiétude, ce qui était plutôt rare venant de lui. Néanmoins, Chauve Souris se tiendrait pour responsable s'il arrivait quelque chose à sa sœur. Si elle travaillait autant, c'était sûrement pour combler le travail que lui-même n'accomplissait pas. Il en avait un peu honte en y pensant, mais changer son caractère en une nuit était impossible et il avait beau essayer, le noiraud oubliait toutes ses bonnes résolutions après une bonne sieste. Seulement un grand événement parviendrait à le faire changer, comme il y a des lunes auparavant à la disparition d’Étoile des Larmes.

Chauve Souris ne tenta pas de se remémorer cette période-là de sa vie. Il le faisait déjà bien assez souvent, surtout lorsqu'on lui reprochait son comportement. Il avait conscience qu'en ce temps-là, personne ne lui reprochait rien tant il agissait pour son Clan. Tout le monde était fier de lui, un tel changement du jour au lendemain n'était pas attendu. C'est bien grâce à cela qu'il réussit à obtenir son nom de guerrier, sûrement Étoile des Neiges aurait-il prolongé son apprentissage pour punir son comportement. Néanmoins le véritable lui était revenu en même temps qu’Étoile des Larmes – au grand damne de certains. ❞



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MessageSujet: Re: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Lun 12 Jan - 12:44

Arc-en-Ciel

La raison parle et le sentiment mord.
avec Chauve-Souris

Mes yeux s'attardèrent un instant sur le corps noir de mon frère, dont je scrutais le moindre détail. Pourtant, ce corps, je le connaissais pas cœur. Je le connaissais presque aussi bien que le mien. J'avais souvent dormit blottit contre ce dernier, cherchant de la chaleur et un peu d'amour de la part de celui qui portait cette peau terne. J'avais longtemps été à ses côtés. Je l'avais plusieurs fois lavé à coup de langue. S'il existait quelqu'un que je chérissait plus que cette peau de poils, c'était la personne qui se trouvait en dessous, cette personne qui avait parfois le don de m'agacé, cette personne qui avait le don de me faire quelques fois honte. Cette personne dont je n'appréciais guère tous les traits, mais qui pourtant était celle à qui je tenais le plus au monde. Je ne voyais pas ma vie sans lui. Je ne me voyais pas continuer ma vie sans lui à mes côtés. S'il partait, s'il s'en allait, je n'aurais plus de famille. Je me retrouverais être orpheline solitaire, triste âme ayant perdu son alter-ego. Pourquoi penser à des telles choses en un moment si fatal ? Sûrement parce que le sujet du lien de parenté existant entre nous et Coquillage Nacré retombait dans nos pensées et revenait fouler nos langues. Lorsque j'en venais à parler d'elle avec Chauve-Souris, je ne me reconnaissais plus. Il me semblait que toute la part de gentillesse, de personne réfléchissant toujours aux bonheurs des autres s'envolaient. Je ne pensais plus qu'à nous, à moi, à ma petite personne et je me haïssais lorsque j'agissais ainsi. Presque tout ce que je venais de dire, je le regrettais. Jamais sur un autre sujet, j'aurais haussé de telle sorte la voix. Jamais je ne me serais mis dans un état de pseudo excitation pareil. Tentant de retrouver mon calme, je repositionnais mes yeux sur la face de l'eau, abandonnant le pelage de mon Lieutenant et ainsi cette petite scène. Le bruit d'écoulement régulier de l'eau me fit le plus grand bien. Cette source intarissable qui coulait au-dessous de mes pattes, qui coulaient déjà depuis des générations et qui couleraient sûrement pour encore beaucoup d'autres, avait ce pouvoir sur moi. Elle avait ce remarquable don d'apaiser ma conscience. Ma queue qui était jusque là en mouvement s'arqua délicatement et pris place autour de mes pattes arrières. Mes yeux se fermèrent un long moment. Pendant ce temps de vide, de noir absolu, de silence, je revis la scène qui venait de se dérouler, la conversation se répéta dans mon esprit. Je me rendis une nouvelle fois compte que j'étais allée trop loin. Le calme ne m'avait pas pour autant quitté. Je reconnaissais mes erreurs là. J'apprendrais à les dompter. Pour l'heure, il fallait réparer la faille que j'avais ouverte, cicatrisé au maximum ce trou béant avant qu'il ne s'élargisse et prenne quelqu'un d'autre dans ses serres de rapace. Après une longue inspiration, mes yeux se rouvrirent. Je me sentais à présent plus apaisée, plus tranquille. Mes yeux se plongèrent de nouveau dans la grande étendue de liquide. Les poissons d'argents filaient dans tous les sens, une véritable cohue qui semblait ne rien avoir de cohérent, de logique ou bien même d'organisée. Je m'apprêtais à plonger ma patte pour sortir l'objet de mes désirs de l'eau lorsque je m'arrêtais nette en reconnaissant la voix de Chauve-Souris qui s'éleva à mes côtés :

« Tu sais Arc-en-Ciel, tu devrais vraiment te ménager. Je te sens fatiguée, et le fait que tu te sois levé si tard est la preuve que ce que j'avance est vrai. Tu ne devrais pas te surmener et te reposer davantage. Et s'il faut que je te prive de patrouille, je le ferais. »

Une expression de surprise prit part sur mon visage. Qu'est-ce que j'entendais là ? Moi je me surmenais ? Je ne put me retenir de me retourner, de sorte à être face à Chauve-Souris et à pouvoir le regarder dans les yeux. Si je m'attendais à cela. C'était là une des plus belles preuves d'amour qu'il m'était donné de recevoir, entendre quelqu'un s'inquiéter pour moi, et qui plus est Chauve-Souris me mettait du baume au cœur. Je trouvais son attitude protectrice très étrange, mais je pouvais m'empêcher de la recevoir à pattes ouvertes. Néanmoins, je n'étais pas certaine d'être prête à relâcher mes efforts. Après tout, je ne travaillais pas que pour moi. Tout ce que j'accomplissais au quotidien profitais à tous les membres du Clan. Je prenais les rôles et les tâches que personne ne voulait. Je faisais autant que possible de jour comme de nuit. Lorsqu'un Guerrier manquait à l'appel, je n'hésitais pas un instant pour prendre sa place... Je ne vivais que pour mon Clan : ma famille d'adoption. Il y avait aussi là-dedans une envie certaine de montrer qu'il n'y avait pas que du mauvais en nous, Chauve-Souris et moi, à Coquillage Nacré, mais jusque là, elle était restée aveugle à tous mes faits et gestes. Finalement, j'accomplissais toutes ses tâches avec beaucoup de plaisir et de voir les sourires sur certains visages quand je soulageais des épaules d'une lourde charge me faisait encore plus plaisir. Je ne pouvais m'empêcher de rendre service, carburant aux sourires de mes pairs lorsque leur besogne était à présent entre mes pattes. Fatiguée ? Je ne me trouvais pas spécialement fatiguée. Est-ce que j'avais une sale mine ? Je m'approchais rapidement de l'eau pour observer mon reflet. Celui-ci se fixa sur la surface ondulante de l'eau. Je ne trouvais pas avoir changé d'un poil. Des yeux légèrement plus écarquillés qu'à l'accoutume se posèrent sur Chauve-Souris. Qu'est-ce qu'il voulait dire par là ? Est-ce que j'étais plus lente que d'habitude ? Moins réactive ? Peut-être est-ce que j'étais moins compétente. Immédiatement, je m'en voulus. Jamais je n'aurais dût me reposer tant cette nuit. J'aurais dut ne pas laisser mon envie de sommeil me dicter la conduite. J'aurais dût me lever aux aurores, avec la patrouille de l'aube et partir à ses côtés. Maintenant, j'avais l'air d'une fainéante, d'une fatiguée, d'un être fragile et faible. Je refusais que l'on me prenne comme tel. D'une voix douce, mais montrant bien l'incompréhension, j'articulai :

« Je ne suis pas fatiguée, je t'assure. Je vais très bien. Je devrais peut-être même me dépêcher de pêcher pour pouvoir ramener pleins de nourriture au Clan, je suis sûre que les chatons meurent de faim. Ce sont de vrais estomacs sur pattes. Je t'en supplie, ne me prive pas de patrouille. Je me sentirais bien trop mal à l'aise si je devais ne pas accomplir ce pourquoi j'ai été formé. Je ne veux pas être un fardeau pour le Clan. Je veux participer à la vie du Clan. J'ai des devoirs que je veux tenir. Ce n'est pas parce que je suis ta sœur que je dois être exempté de quoi que ce soit, au contraire. Je dois me montrer à la hauteur. »

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MessageSujet: Re: « La raison parle et le sentiment mord. » [PV : Chauve-Souris]   Jeu 29 Jan - 14:47


















❝ La raison parle et le sentiment mord ❞

Don't be surprise




❝ La réaction d'Arc-en-Ciel suite à ses propres mots n'étonna pas Chauve Souris. La chatte a toujours été ainsi : soucieuse de l'avenir de son Clan et de ce qu'il adviendrait si jamais elle venait à faillir à sa tâche. Non pas qu'elle se prenait pour quelqu'un d'indispensable – bien qu'elle le soit aux yeux de son frère – mais elle savait que le Clan, c'était comme une chaîne. Chaque chats représentaient un maillon et si l'un d'eux venaient à casser, alors la chaîne se briserait. Or, ce n'était pas le cas. Ils étaient bien plus unis que cela. Tant qu'ils restaient tous solidaires les uns avec les autres et qu'ils s'épaulaient dans les coups durs, la tribu prospérerait.

Cependant, Arc-en-Ciel semblait avoir du mal à comprendre que, si elle ne se reposait pas, il viendrait le moment où elle commettrait une erreur. Cela n'était jamais arrivé et Chauve Souris priait le Clan des Étoiles pour que cela n'arrive jamais, mais personne n'est infaillible et même la chatte tricolore n'était pas à l’abri d'un écart. Tout le même fait des erreurs – le lieutenant en premier – mais en refusant de ronger son frein, Arc-en-Ciel allait finir par les enchaîner et cela n'était pas à lui souhaiter. C'était la mission de lieutenant et surtout de frère du noiraud de s'assurer que sa sœur prenne soin d'elle.

Même si le noiraud le montrait jamais ou très rarement, il tenait à chacun des membres de son Clan, exceptée sa mère. Ils avaient tous leurs particularités, leurs qualités et leurs défauts qui faisaient d'eux des êtres uniques et appréciables. Certes, il avait quelques atomes crochus avec certains chats et beaucoup moins avec d'autre mais Chauve Souris n'était pas le type de chat sociable qui fait copain-copain avec tout le monde. Il avait même des ennemis au sein de son propre Clan, comme Dent de Requin qui ne l'avait jamais porté dans son cœur et réciproquement. Néanmoins le noiraud le respectait pour sa force et son intégrité.

De ce fait, même si peu le remarquait, il faisait souvent en sorte de ménager ceux qu'il voyait plus faible et mettre à profit ceux bouillonnant d'énergie. Beaucoup pensait qu'il ne faisait rien et qu'il n'était pas digne de son rôle de lieutenant, ignorant qu'il n'agissait que dans l'ombre, laissant parfois quelques bribes d'informations courir dans la tanière des guerriers afin qu'une rumeur se répande et que le tout se mette en place. Il agissait souvent ainsi pour la constitution des patrouilles, laissant ensuite les autres décider de qui prenait la tête. Au moins, il n'avait pas à confronter les perpétuels insatisfaits.

▬ Je ne suis pas fatiguée, je t'assure. Je vais très bien. Je devrais peut-être même me dépêcher de pêcher pour pouvoir ramener pleins de nourriture au Clan, je suis sûre que les chatons meurent de faim. Ce sont de vrais estomacs sur pattes. Je t'en supplie, ne me prive pas de patrouille. Je me sentirais bien trop mal à l'aise si je devais ne pas accomplir ce pourquoi j'ai été formé. Je ne veux pas être un fardeau pour le Clan. Je veux participer à la vie du Clan. J'ai des devoirs que je veux tenir. Ce n'est pas parce que je suis ta sœur que je dois être exempté de quoi que ce soit, au contraire. Je dois me montrer à la hauteur.

La queue de Chauve Souris s'agita dans son dos. Encore et toujours la même tirade. Un fardeau pour le Clan … Si elle continuait ainsi, elle avait finir par un devenir un. La fatigue allait se muer en maladie, ce qui la pousserait à s'isoler pour se remettre. Et pendant cette période de soin, elle ne contribuera pas à la tribu. C'est cela que le lieutenant noir voulait lui faire comprendre. Qu'en continuant sur cette voie-là, tout ce qu'elle craignait allait se réaliser. Les autres n'allaient pas lui en vouloir si, parfois, elle prenait du repos. Ils étaient bien contents de la trouver pour qu'elle se tape le sale boulot, alors ils pouvaient lui accorder du répit.

▬ Que tu sois ma sœur ou pas, c'est du pareil au même pour moi. Décharge-toi un peu sur les autres, comme certains le font avec toi. Tu es un chat comme nous tous dans le Clan, tu as besoin de repos également. Tu risques de tomber malade en continuant ainsi et là, oui, tu deviendras un fardeau. Ce n'est pas ce que tu veux, n'est-ce pas ?

Il avait parlé d'une voix calme, posée, presque professionnelle. Il agissait comme un véritable lieutenant le ferait. Ça ne lui arrivait pas souvent, mais Chauve Souris savait quand le faire pour que ce soit efficace. Il ne souhaitait bien évidemment pas effrayer sa sœur et la menacer de quoi que ce soit, il souhaitait seulement qu'elle réalise que son entêtement était stupide et finirait par la nuire. Le noiraud ne voulait pas qu'elle le réalise d'elle-même plus tard, quand l'épée de Damoclès pesant sur sa tête se sera abattue. Car elle causerait des dommages immenses, du moins mentalement parlant pour la jeune femelle.

Du bout de sa patte, Chauve Souris flatta les écailles argentées du poison gisant à ses côtés. Arc-en-Ciel était trop précieuse pour lui pour qu'elle mette ainsi sa santé en l'air pour des broutilles. Car elle avait beau dire qu'elle agissait pour son Clan, le matou ébène savait que, derrière, elle espérait gagner l'amour de leur mère. Leur discussion tournait tellement en rond que le lieutenant en soupira. Pourquoi, à chaque fois, tout revenait-il à Coquillage Nacré ? Ne pouvait-elle arrêter de les torturer ainsi et enfin leur expliquer le pourquoi du comment ? Aux yeux du noiraud, celles des explications de la femelle blanche suffiraient à canaliser Arc-en-Ciel. ❞



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{ HRP : Désolée ce n'est pas top, mais j'ai l'impression qu'on tourne en rond :( }


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